Dernières Nouvelles d'Alsace

Jeudi 9 Juillet 2009

Une parodie pour bien terminer

Le festival Théâtr'Alis s'est achevé avec une parodie de boulevard. La pièce, « Thé à la menthe ou t'es citron » de Danielle et Patrick Haudecoeur, présentée par la compagnie « Les Locataires du 3ème », a fait salle comble.
Lever de rideau. Du théâtre dans le théâtre. Trois jours avant la première, une petite troupe de bras cassés, essaie, tant bien que mal, de répéter une pièce de boulevard. En dépit de la bonne volonté du metteur en scène, cette bande de ratés à la recherche d'un retour gagnant, se laisse dévorer par des orgueils et des règlements de comptes mesquins. Entre le fils du producteur absolument abruti et niais, la diva prétentieuse que personne ne veut et le beau gosse aux aspirations de tragédien, rien ne va.
Minuté et rythmé par les soins de Jean-Luc Schmitt à la mise en scène, ce beau désastre séduit dès la première scène. Le jeu est efficace, les quiproquos s'enchaînent à toute allure et la caricature est astucieusement poussée.
« On a voulu clôturer sur des notes d'humour ; ce spectacle, montre notre désir de ne pas laisser le théâtre amateur enfermé dans une simple animation sociale, mais de lui cultiver une dimension artistique importante », expliquait Dominique Zins, président du festival à l'heure du bilan.
Théâtr'Alis 2009 a accueilli 1600 spectateurs en cinq jours, contre 2000 spectateurs en 2008 ... mais avec un jour de plus ! Un bilan qui encourage le Collectif Trois 14, organisateur de l'événement, à poursuivre l'aventure, mais qui le pousse également à s'interroger sur une nouvelle direction, orientée d'avantage vers la coopération interrégionale, si le soutien des autorités suit.

I.S.-C.

   
Dernières Nouvelles d'Alsace

Lundi 6 Juillet 2009

Thé à la menthe ou t'es citron ?
à 21 h au Taps gare

Le rideau tombe ce soir sur la 9e édition de Théâtr'Alis, le festival de théâtre amateur de Strasbourg. Les Locataires du 3e, troupe de Bergbieten, présentent Thé à la menthe ou t'es citron ?, une comédie en deux actes, de Danielle et Patrick Haudecoeur, mettant en scène une parodie de pièce de boulevard. Le rideau s'y lève sur la dernière répétition d'une troupe de théâtre calamiteuse, à la veille de la première de son spectacle. Trous, gaffes, quiproquos, problèmes techniques : rien ne va plus, faites votre jeu...
Rue du Hohwald. DERNIER JOUR.

   
Dernières Nouvelles d'Alsace

Lundi 30 Mars 2009

L'humour fait salle comble

La salle du château Rohan affichait pratiquement complet samedi soir pour découvrir la troupe « les locataires du 3ème » venue du tout proche Bergbieten, avec sa pièce « Thé à la menthe ou t'es citron ».

Le moins que l'on puisse dire est que le public a passé une excellente soirée tant les acteurs ont été remarquables, d'un professionnalisme rare, campant admirablement les personnages de cette pièce qui leur paraît taillée sur mesure. 

On est quelque peu déboussolé au départ. En effet on assiste au premier acte à la dernière répétition, avec tous les avatars, les remises en cause, les loupés, avant la première qui constitue le 2e acte et partie finale de la pièce.  Théâtre de boulevard, milieu "bourge" un peu "précieuses ridicules", avec l'inévitable trio, femme, amant, époux, et leurs travers, une femme volage, un amant niais, un mari naïf, des employés snobs et guidés. Tout cela donne un cocktail explosif qui déclenche les rires du public tout au long de la soirée. Paroxysme du rire quand, dans un tourbillon époustouflant sur scène, l'armoire cache-amant tombe en morceaux, les décors s'écroulent, vent de folie sur les planches, vent hilare dans la salle.

Le public a passé une sacrée soirée, plusieurs rappels. On cherche souvent fort loin ce qu'on a sous la main, bravo aux voisins de Bergbieten.

B.G. 

   
Dernières Nouvelles d'Alsace

Samedi 28 Marc 2009

Boulevard du rire


La femme, le mari, l'amant, l'armoire... tous les ingrédients d'une bonne pièce de boulevard sont réunis dans la pièce « Thé à la menthe ou t'es citron », présentée ce soir et demain au château des Rohan à Mutzig.

De l'humour, rien que de l'humour. « Les locataires du 3e », de Bergbieten, joueront ce week-end « Thé à la menthe ou t'es citron » sur les planches du château des Rohan à Mutzig. Une pièce de Danielle et Patrick Haudecoeur.

L'amant dans le placard, les portes qui claquent et les quiproquos

 « C'est l'histoire d'une bande de ratés », résume Michel Guerber à la tête de la troupe. Dans un décor de bric et de broc, des comédiens sur le retour tentent de répéter une pièce de boulevard. Il y a le vieux beau prétentieux à l'intonation shakespearienne, la diva dont personne ne veut, le fils du producteur complètement idiot... « On a affaire à des personnages qui ont de grandes prétentions mais qui font du boulevard parce qu'ils ne savent rien faire d'autre. On est en plein dans la parodie », explique Jean-Luc Schmitt, metteur en scène et comédien.

Et quand cette troupe de bras cassés campe les incontournables du théâtre populaire, le résultat est décalé et irrésistible. Car les « Les locataires du 3e » ne lésinent pas sur les clichés. Le mari parti en voyage qui rentre à l'improviste, l'amant dans le placard, les portes qui claquent et les quiproquos. Tout y est.

Dans la veine de la troupe du Splendid, les comédiens forcent le trait, en font des tonnes. « On a adapté la pièce pour qu'elle colle à notre humour, qu'on soit les premiers à en rire », précise Michel Guerber. Et quand un gag marche, ils ne se privent pas de le répéter. A l'étroit dans son costume, le valet interroge sans cesse « Thé à la menthe ou t'es citron ? », comme s'il déclamait les vers d'une tragédie grecque. Petite phrase culte qui a inspiré le titre.

La troupe a déjà fait salle comble lors des premières représentations à Bergbieten. A un rythme d'enfer, les comédiens jouent avec le public, ménagent les effets de surprise et les malentendus. Alors on ne vous dira pas tout, la suite est à découvrir ce soir et demain après-midi.

Grincheux s'abstenir.

Geneviève Lecointre

   

Dernières Nouvelles d'Alsace

Lundi 20 Octobre 2008

Une parodie rythmée

« Thé à la menthe et t'es citron » un titre somme toute très sage pour une comédie déjantée portée par sept comédiens « d'Animation Village » de Bergbieten. Des comédiens, plus exactement de très mauvais comédiens répètent une pièce dont l'histoire n'est qu'un prétexte sans intérêt.

Une parodie du théâtre de boulevard bien menée

Dujardin, gentleman cambrioleur, séduit et tente de voler Marie-Agnès de Vignac dont le mari absent rentre inopinément. Armoire et quiproquos !
Voilà la trame qui sert aux répétitions (et ce n'est pas peu dire) d'une pièce qui est à la veille de sa première. La metteuse en scène et le scripte tentent de diriger au mieux des acteurs pour le moins calamiteux. Une parodie du théâtre de boulevard bien menée.

Marie-Agnès, au jeu volontairement caricatural, mêle accents sitcoms aux manières « tragédie grecque », un jeu enlevé qui répond à un Dujardin totalement niais, ânonnant, perdu, électrocuté, agaçant et touchant. Il y a aussi Victor, le voleur déguisé en homme de maison, qui en véritable artiste souffre, cherche désespérément la perfection du jeu. Burlesque et pathétique, incompris inquiétant qui déclame en noir et blanc.

La représentation arrive (après l'entracte), les « vrais » et « beaux » décors sont en place. Apothéose ! Les comédiens vont de trous en gaffes, la pluie n'arrive pas, l'armoire s'écroule par pans, le tourne-disque ne fonctionne pas.

Une comédie trépidante, rythmée, à la mise en scène en grande partie collégiale. Le public adhère.

C.M.

   

1er acte : Ultime répétition d'une pièce de boulevard ringarde. Rien ne va. Isa, la metteur en scène et son assistante Astride ont fort à faire avec une pléiade d'acteurs qui accumulent gaffes sur gaffes. Les décors ne sont pas prêts, la répétition dérape, dégénère, tout va de travers. Au fil des scènes, vous découvrez une actrice ratée et prétentieuse, un jeune premier inexpérimenté, naïf et maladroit, un comédien cabotin, un tragédien égocentrique, une régisseuse incompétente. Tout ce petit monde vous entraîne dans ses démêlés théâtraux et dans ses querelles personnelles.


2e acte : Première représentation. Tout tourne à la farce. Les acteurs sont encore plus mauvais qu'en répétition. Imprévus, problèmes techniques, tensions entre les acteurs contribuent à une interprétation catastrophique. Dans un tel contexte, tout peut arriver. Une seule certitude : un immense éclat de rire de 2 heures !

Par les Locataires du 3ème

(La troupe de L’association animation village Bergbieten)

Photos :